Brett Jones Authentic Jersey ACCIDENT DE JULES BIANCHI : ALAIN PROST REMET EN CAUSE LA SÉCURITÉ - Alain Prost

ACCIDENT DE JULES BIANCHI : ALAIN PROST REMET EN CAUSE LA SÉCURITÉ

« Une Formule 1 qui rentre dans un tracteur, ce n’est pas possible »… Interrogé par nos confrères de RTL, Alain Prost est revenu sur le terrible accident dont a été victime Jules Bianchi. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le quadruple champion est en colère.

Une semaine après sa terrible sortie de piste lors du Grand Prix de Formule 1 au Japon, Jules Bianchi est toujours dans « un état critique mais stable ». Soigné à l’hôpital de Yokkaichi, le pilote de Formule 1 peut compter sur le soutien de ses proches, qui sont réunis à son chevet. Ses amis sur le circuit ne l’ont pas oublié non plus. Avant le départ du Grand Prix de Russie de dimanche, les pilotes de Formule 1 ont tenu à rendre hommage à leur camarade. Jules Bianchi était hier dans toutes les pensées… à commencer par celles d’Alain Prost. Le quadruple champion du monde a été choqué par cet accident. Interrogé par nos confrères de RTL, l’ancien pilote de Formule 1 est revenu sur cette sortie de piste. « A titre personnel, c’est un choc, parce que c’est un gamin de 25 ans qui pourrait être mon fils. Nous on a vieillis. On voit cette génération comme nos enfants. On fait des comparaisons. On a nos fils qui courent aussi », explique-t-il.

Bien évidemment, Alain Prost ne peut s’empêcher de penser à son ami Ayrton Senna, décédé à la suite d’un accident lors du Grand Prix de Formule 1 à Saint-Marin, en 1994. Comme le souligne le quadruple champion, cela faisait très longtemps qu’un accident avec une telle violence n’avait pas eu lieu sur le circuit.« Cette génération de pilotes n’a pratiquement jamais connu ça. Ça créé un malaise qui est tout à fait normal », continue Alain Prost.

Lorsqu’il évoque les circonstances de l’accident de Jules Bianchi, l’ancien pilote aujourd’hui âgé de 59 ans, ne cache pas sa colère. « Une Formule 1 qui rentre dans un tracteur, ce n’est pas possible, ce n’est pas acceptable. C’est un accident ni normal, ni banal », s’exclame-t-il. Malgré les interrogations et la colère, aujourd’hui le monde de la Formule 1 ne souhaite qu’une seule chose : que Jules Bianchi se remette le plus vite possible de ce terrible accident.

 

Accident de Jules Bianchi: voici pourquoi Alain Prost n’est pas convaincu par les explications de la FIA

Alain Prost a réagi aux explications données par la FIA par rapport à l’accident dont a été victime Jules Bianchi. Le quadruple champion du monde a précisé qu’il voulait éviter toute polémique. Il a néanmoins ajouté qu’il n’était pas vraiment convaincu…

 

« Cet accident n’est pas banal, dans le sens où il est provoqué par un élément extérieur. Mais la F1, c’est comme dans la vie, sur la route, il y a des règles à respecter« , a réagi le quadruple champion du monde sur RMC. « Selon moi, ce tracteur ne devait pas être là dans les conditions dans lesquelles la fin de course s’est déroulée. On peut toujours trouver des excuses ou des raisons à tout, il faut plutôt juger les conséquences. Un pilote qui va un peu plus vite en conditions de pluie, qui respecte un peu moins le drapeau jaune, ça arrivera toujours. Il faut le savoir. »

Alain Prost a ensuite un peu calmé le jeu et a tenu à souligner le rôle joué par la FIA en matière de sécurité. Mais il a néanmoins insisté sur le fait que par rapport aux explications données par la FIA en ce qui concerne l’accident de Bianchi au Japon, il restait dubitatif. « Je ne veux pas faire de polémique avec la FIA car j’ai trop de respect pour tout ce qui a été fait en matière de sécurité. Il y a encore un élément sur lequel on savait qu’il y avait à faire, c’est là-dessus. Bien entendu que je ne suis pas convaincu, mais encore une fois, pas de polémique« , a-t-il ajouté avant de conclure: « Il faut que cet accident serve à tout le monde pour qu’il n’arrive plus jamais. On n’aura jamais des conditions identiques tout le temps. Dans des circonstances extrêmes, il faut zéro risque. C’est pour ça que je ne peux pas être totalement convaincu« .

 

Alain Prost ne décolère pas

Après avoir déjà laissé peu de doutes possibles concernant son point de vue dans les parts de responsabilités des différentes parties prenantes sur l’accident de Jules Bianchi à Suzuka, Alain Prost a refait savoir sa colère et mis en cause la présence d’un camion-grue destiné à l’évacuation de la monoplace de Sutil, contre lequel s’est accidenté Bianchi.

Prost estime que la Fédération Internationale de l’Automobile a sa part de responsabilité dans la gestion des évènements, et qu’une procédure différente aurait été préférable pour assurer la sécurité des pilotes en piste lors de l’évacuation de la Sauber.

Même si la procédure habituelle pour ce genre d’incident demeure l’agitation d’un double drapeau jaune, Prost estime que la situation de Suzuka nécessitait des ordres différents.

« Je ne veux pas faire de polémique avec la FIA, car j’ai beaucoup de respect pour ce qu’ils ont fait en termes de sécurité ces 20 dernières années« , a glissé Prost à Autosport, tout en lâchant : « Ce sont les autos et les pistes [qui ont progressé] et il ne restait plus qu’une chose : ce putain de camion en piste« .

« J’étais furieux ! J’ai été vraiment choqué par l’accident. Il y a une procédure, mais les conditions météo se détérioraient de plus en plus et avec l’eau, la visibilité était très mauvaise. On ne peut donc pas avoir la même décision selon la procédure si le temps est bon ou mauvais. C’est pour cette raison que je dis ne pas être convaincu. Dans ces conditions, particulièrement avec tout l’expérience qu’ils ont en termes de sécurité, ils auraient dû adopter le risque zéro. »

Je ne peux pas l’accepter

Prost rappelle que la FIA a agi de la bonne manière à ses yeux en début de course, en introduisant en piste la voiture de sécurité « car c’était une décision difficile d’interrompre la course après trois ou quatre tours et de la lancer de nouveau« . Mais la suite des évènements lui laisse un goût amer en bouche.

« C’est un énorme manque de chance, mais on ne devrait pas juger la cause de l’accident ; on devrait juger ses conséquences. On ne veut pas voir ça. Si c’était mon fils, je ne voudrais pas de ce type d’accident avec un camion sur une piste de F1. C’est quelque chose que je ne peux pas accepter« .

Alain Prost choqué par l’accident de Bianchi

Alain Prost a fait parler son cœur suite à l’accident de Jules Bianchi à Suzuka. Le Professeur ne comprend pas la décision des commissaires d’avoir laissé la course suivre son cours.

Une semaine après le terrible accident de Jules Bianchi au Grand Prix du Japon, les circonstances de l’accident sont minutieusement analysées afin d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise. La FIA a déjà présenté d’éventuelles mesures lors de la conférence de presse réalisée dans le paddock de Sotchi (Russie) et a répondu à plusieurs questions qui restaient sans réponses depuis Suzuka.

Alain Prost a préféré attendre les commentaires de la Fédération pour prendre position et s’offusquer contre l’absence de la voiture de sécurité lorsque la Sauber d’Adrian Sutil était en train d’être évacuée au virage n°7. « Je ne veux pas faire de polémiques avec la FIA car j’ai beaucoup de respect pour ce qu’ils ont de fait ces 20 dernières années en termes de sécurité. Les voitures et les circuits ont progressé mais il ne reste qu’une seule chose : ce foutu tracteur sur la piste », a commenté le quadruple champion du monde, cité par ESPN F1.

« J’étais vraiment choqué par l’accident », a ajouté l’ancien pilote McLaren. « Les procédures sont là, mais les conditions empiraient avec de plus en plus d’eau et la visibilité était vraiment devenue très mauvaise. On ne peut pas avoir la même décision en fonction des procédures si la météo est bonne ou mauvaise. C’est pourquoi je dis que je ne suis pas convaincu. Au vu des conditions, et avec toute l’expérience qu’ils possèdent en matière de sécurité, ils n’auraient pas dû prendre le moindre risque. »

Alain Prost s’interroge d’autant plus après l’interruption prudente effectuée en début de course après quelques tours sous régime de la voiture de sécurité, alors que plusieurs pilotes souhaitaient s’élancer. « C’était prudent au début lorsque ça a commencé avec la voiture de sécurité car interrompre la course après trois ou quatre tours et recommencer était une décision difficile à prendre. C’est pourquoi je suis choqué. C’est un malheureux concours de circonstances, mais il faudrait plutôt juger les conséquences que les causes de cet accident. Si c’était mon fils (Nicolas Prost, engagé en WEC avec Rebellion et en Formula E avec e.dams), je ne pourrais pas accepter qu’un tel accident se produise. »

 

 

 

 

 

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